J’ai voulu explorer l’Aber Wrac’h

J’ai découvert une histoire locale incroyable !

La pointe bretonne a cela d’exceptionnel : il n’y a pas deux jours qui se ressemblent. Surtout en mer, et l’Aber Wrac’h n’y échappe pas.

La Mer Celtique vient mourir au pied du phare de l’île Vierge, dans une longue houle qui déferle sur des chapelets de cailloux blanchis par le ressac.

Ici, on ressent la rugosité maritime ou la douceur tropicale. Rien n’est jamais acquis pour le navigateur avant d’avoir passé la bouée du « Petit Pot de Beurre ».

Hervé Nieutin le sait.
Il connaît le coin comme sa poche, tutoie les pointes de roche comme on tutoie les sommets : avec délicatesse et sécurité. Il n’est jamais avare d’anecdotes locales et chaque cailloux en portent…

Aber Wrac’h Odyssée porte bien son nom. C’est une vrai aventure en semi-rigide, au départ du port de l’Aber Wrac’h.
Le point d’orgue : le phare de l’île Vierge.
Mais avant d’y parvenir, on s’arrête. On parle d’histoire locale, de géographie, de termes marins…

Chaque îlot a son nom :

  • Stagadon,
  • Wrac’h,
  • Cézon,
  • l’île aux Américains…

Et chaque histoire prend racine dans la toponymie.

Pour atteindre le phare, on goûte le sel du large accompagnée de sa houle impressionnante. Même l’arrivée au petit port de l’île Vierge est une aventure !

On est accueilli par de jeunes goélands, des Huîtriers-pies, des Pipits maritimes… L’île est leur refuge, leur lieu de nidification. Attention, on marche sur des œufs !

Hervé est ambassadeur, Il a les clés du phare ! Et ce jour-là, la visite est privative. C’est incroyable de se sentir un peu gardien… des lieux.
On ressent tout le poids historique de l’édifice, quand la lourde porte se referme, emprisonnant un clair-obscur et une résonance sourde… qui remonte vers de l’au-delà.
Après 365 marches, le Graal : un panorama fantastique…

Mais il faut le vivre pour vraiment l’apprécier.

La descente est plus rapide. On aimerait rester au pied du phare, devant les exhibitions des oiseaux marins et de leurs petits. Mais la nature appelle à la tranquillité.
Sur le retour, on longe les îlots et les histoires qu’ils portent.
Chaque question a une réponse. Et l’âme du coin se dévoile… timidement, au fil du temps…

Mais il faudra revenir. Pour appréhender, dans toute sa richesse, l’immensité de cet espace maritime exceptionnel.

Et toi ? Tu connais ce coin ?

Franck Gicquiaud,

Guide, Réalisateur & Photographe animalier | Conférencier | Explorateur Brest terres océanes | Je fais du lien entre l’humain et la nature…